Maurice Pialat

Derrière un naturalisme apparent, un cinéaste lyrique

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Champ / Contre-champ

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Notes

Tout ce qui fonctionne dans un film est le fait de choses que l'on ne remarque pas.
C'est à cela que l'on remarque ce qui fonctionne dans un film.
L'enseignant en cinéma ne doit pas autoriser l'apprenti cinéaste à faire des films, il doit lui apprendre à se l'autoriser à soi-même.
La mise en scène est toujours une manipulation. 
L'inverse n'est pas vrai.
Si un personnage en maltraite un autre dans un film et que le film ne le dit pas, c'est le spectateur qui est maltraité.
Durée, rythme
Penser un film en terme de durée c'est le regarder de l'intérieur, en terme de rythme, de l'extérieur.
Au cinéma la durée c'est du sens.
Selon qu'un plan se poursuive un peu plus ou un peu moins la signification générale de la séquence, du film peut changer, basculer, voire se retourner.
Une préoccupation trop rythmique d'un film conduit à penser les questions qui le composent de l'extérieur. Ce qui empêche d'y avoir accès pour les résoudre.
Tout spectateur est amnésique et se repose sur le film pour recouvrer la mémoire.
Face à la projection d'une de ses oeuvres, le vrai cinéaste est quelqu'un qu'on oublie d'aduler, trop occupé qu'on est à regarder son film.

Quand durant la projection on a le loisir de penser : "Quel grand réalisateur !" c'est que le film est boiteux.
Le style est un symptôme, non le résultat d'une décision.
Il ne suffit pas d'avoir une idée pour décider qu'elle trouvera place dans son film. Elle n'y entrera pas comme dans un moulin.  Il faut qu'elle y soit invitée, s'y acclimate puis s'y accorde avec celles qui l'environnent. Bien des films ratés où de bonnes idées se demandent ce qu'elles font là, comme en soirée, elles ne connaissent personne.
Au cinéma, le vraisemblable né moins d'une référence systématique au réel que d'idées venant résoudre un faisceau de besoins dramaturgiques. Comme un ballon dirigeable qui pour être stable a besoin d'être rattachées au sol par de multiples câbles.
Moins on explique, plus on exprime.
Ce qui intéresse le travail du cinéaste ce ne sont pas les émotions ou les sentiments mais leurs différentes manières de se manifester cinématographiquement.
Dans une narration il y a deux types de directions qui aboutissent également à une sensation de surplace : celle qui consiste à utiliser des idées de façons trop répétitives, et celle qui consiste à être trop prolixe dans leur renouvellement.
Deux manières de ne pas avoir à les approfondir.
Une oeuvre doit faire oublier la volonté qui l'a engendrée.
Alors qu'elles prétendent convier le spectateur dans la chambre à coucher, la plupart des scènes de sexe le font presque toujours poireauter dans l'antichambre.
Erreur majeure et pourtant rarement détectée dans les films qui comportent un personnage continuellement hors-champ (en voyage, perdu de vue, décédé...) mais qui cependant joue un rôle important dans la dramaturgie par le biais des autres personnages présent à l'image :

Il est primordial pour le scénariste de le traiter avec le même sérieux et la même précision que ces derniers, comme s'il était susceptible d'entrer en scène à tout moment. Malgré soi, parce qu'on ne le verra jamais, on se dispense souvent de faire ce travail d'imagination ayant pour conséquence de le réduire à l'état de simple ébauche.

Si ce personnage, parce qu'absent, reste trop évanescent dans ses contours, si le scénariste ne prend pas suffisamment la mesure de sa réalité, sa vérité - même si son incarnation a finalement pour fonction de demeurer hors de notre vue - cela viendra affaiblir et embrouiller par capillarité tout le travail de précision qui aura pourtant été effectué opportunément sur les autres protagonistes.
Règle numéro 1 du créateur : ne jamais décider qu'il est en état de grâce.
Règle numéro 2, corollaire de la première : ne jamais rien faire pour se rassurer.
Une caméra c'est d'abord un chronomètre.
Quand on s'exprime vraiment c'est toujours une fois pour toute.
Un personnage qui ne vient pas gêner la narration peine à exister.
Chaque spectateur fabrique son film, mais aussi chaque film son spectateur.
Un réalisateur ne doit pas se laisser emporter par la logique spatiale du décor dans lequel il tourne.
Si ce que vous écrivez ne vous bouleverse pas, mettre dans ce que vous écrivez ce qui vous bouleverse.
Chef-d'oeuvre : quand les nécessités personnelles d'expression d'un auteur et les nécessités formelles de son oeuvre se rejoignent

 

 

Arnaud Desplechin

Rois et reines
Facilité dramaturgique du hurlement chez Desplechin.
Direction d'acteurs visant à créer un effet d'intimidation chez le spectateur plus qu'à établir une relation crédible entre deux personnages.

Le spectateur n'est-il pas au fond le seul à être vraiment éprouvé par ces cris qui repartent comme ils sont arrivées, sans jamais laisser aucune séquelles sur le personnage à qui ils sont adressés ?
Autre ficelle dramaturgique qui apparente moins le cinéma de Desplechin à celui de Truffaut qu'à celui de Besson ou Tarantino malgré l'idée tenace qui voudrait en faire son fils spirituel :

Dans cette scènes, les personnages secondaires sont ridiculisés au point de n'être plus qu'utilitaires, leur intervention ne les destine qu'à glorifier d'autant les personnages principaux, censés représenter ici l'astuce et l'espièglerie du spectateur.

Derrière cette flatteuse position, celui-ci se retrouve alors pris entre deux feux : soit s'identifier aux jeunes délinquants et passer à ses propres yeux pour le dernier des écervelés, soit se choisir comme compagnon de route le père et le fils, et il se voit réduit à entériner la fascination qu'éprouvent ces derniers à la vision d'une jambe cassée et de sa chair béante.
Endosser la crétinerie des uns ou le sadisme des autres ? La réalisation dans ce genre de séquence ne permet guère au spectateur de prétendre à un sort plus enviable.
Maladresses de mise en scène :
Dialogues trop informatifs.
Geste final soulignant inutilement l'émoi.

Chez Desplechin, on trouve souvent cette scène type d'un personnage s'adressant à un autre d'une manière infantilisante
Un cinéma à la fois grandiloquent et anecdotique

Curriculum Vitae

SCENARISTE

"L'amnésie" Long métrage

"La vie au grand air" synopsis de téléfilm co-écrit avec Claire Vigarello 
pour Patrick Chesnais 2006
Adaptation et dialogues Gérard Cohen 2016

“Le chalet” Long métrage 2015/16

SCRIPT-DOCTOR

"L'ardennais" long métrage de Rafiâa Boubaker
Film sur la figure de Rimbaud
avec Malek Zidi, Jacky Berroyer, Denis Lavant.
Chef-op : Caroline Champetier
2012
http://www.lunion.fr/754932/article/2016-06-27/bientot-un-film-sur-arthur-rimbaud

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DIALOGUISTE

"Sous les nénuphars" Court métrage sur Claude Monet
réalisation : Olivier Aufauvre
Productions Les Toiles du Cosmos 
2014
https://www.facebook.com/LesToilesDuCosmosProductions/

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CO-REALISATIONS
avec Myriam Renouard

"Les corps à l'ouvrage" 52' documentaire sur le réalisateur Alain Guiraudie 2016
En recherche de producteur et de diffuseur

Extrait 1

Extrait 2
Extrait 3
Extrait 4
"Moi, spectateur" 71' documentaire consacré à André S. Labarthe 2011 (créateur avec Janine Bazin de la série "Cinéastes de notre temps" consacrée à Ford, Cassavetes, Bunuel, Renoir, Cronenberg...)
Film diffusé au festival "Trace de vie" 2011 de Clermont-Ferrand En recherche de producteur et de diffuseur Capture d’écran 2016-08-17 à 22.03.28 Capture d’écran 2016-08-17 à 22.11.55
Capture d’écran 2016-08-17 à 22.10.41 Capture d’écran 2016-08-17 à 22.07.38
Extrait :
"Babar, en roue libre" documentaire sur Bernard Bouchez, le projectionniste des "3 Luxembourg" à Paris 2000 (Copie VHS)
REALISATION ET MONTAGE "Préavis" 10' court métrage de fiction 1997 (Betacam - copie VHS)
Chef-op : Phillipe Bottiglione Ingénieur du son : Jean-François Chevalier Scripte : Anne-Laure Galonnier Perchman : Florent Blanchard *** La serveuse : Marisa Méhault Le grand frère : Philippe Combenègre Le petit frère : Cédric D'Haene
MONTAGES Avid - Final Cut Pro 7 - Final Cut Pro X – Première Pro - After Effect. "Les critiques de Matthias" 2016 (Youtube)
« La mode, la mode, la mode » Hebdomadaire - Paris première 2008 « Pomona Terre Azur » Divers Films institutionnels 2007 « Monsieur Magis » Documentaire de Claire Vigarello 52’ 2006
« Nouvelle Calédonie » Documentaire de Fabienne Kanor 35' (RFO) 2004 « Grande école » Bande annonce du film de Robert Salis 2004
"La cave" émission de Stéphane Braché et Franck Blanché invité : Katia Barillot 2003 (extrait)
« Diaspora » Hebdomadaire (CFI-RFO) Audace prod 2001-04 « Lettres Noires » Hebdomadaire littéraire Audace Prod 2001-03 « Un jour nouveau » Court métrage de Williams N’Doumbe-Derx 2002 avec Fred Epaud et Alicia Sportiello
« Zapping canal + » Emission de Nicolas Ledu Canal + 2000-01 « Paris à tout prix » Canal + Cie des phares et Balises 2001 ASSISTANAT MONTAGE « Africa Paradis » Réalisation : Sylvestre Amoussou 2006 « 6 films de Guy Debord » Restauration pour coffret DVD à l'initiative de Luc Barnier & de Olivier Assayas 2006
« Le silence » Réal : Orso Miret - Sunday Morning 2004 « L’équipier » Réal : Philippe Lioret - Nord-Ouest prod. 2004 « Antikiller » Réal : E. Konchalovsky 2004 « Danny the dog » Réal : Louis Leterrier - Europa Corp 2003 « Le ventre de juliette » Réal : Martin Provost - Altaloma Films 2002 « Making of  de 8 femmes » Réal : François Ozon 2002 « Quand on sera grand » Réal : Renaud Cohen - Gloria Films 2001 « Nom de code : Sacha » Réal : Thierry Jousse – Bagheera 2001 (extrait)
CONFORMATIONS DE LONG METRAGES « Chock Dee » Réal : Xavier Durringer 2005 « Agent secret » Réal : Frédéric Shoendoerffer 2004 « L’intrus » Réal : Claire Denis 2004 « Les poupées russes » Réal : Cédric Klapisch 2004 « Filles Uniques » Réal : Pierre Jolivet 2003 « La beuze » Réal : François Desagnat 2003 « Arsène Lupin » Réal : Jean-Paul Salomé 2003 ASSISTANAT TECHNIQUE Waymel Montage 1990-92 Horizon Mars (Bastille) 2001 L’envol (Saint-Michel) 2002 Artistic Image (Boulogne) 2003-2006 FORMATIONS Cours de théâtre L'Atelier A animé par Julie Vilmont 1996-97 Stage d'acteur au théâtre de Bobigny animé par David Glass Représentation d'un spectacle autour de "La dame de pique" de Pouchkine 1997 Logiciel After Effects (Centre de formation CNA-CEFAG) 2011 Anglais (Assofac Paris Xème) 2011 DIVERS Cinéma, Guitare, latin

Jacques Rozier

Les personnages de Rozier au travail                                                                                          Les naufragés de l'île de la tortue / Du côté d'Oroüet / Maine Océan
Du côté d'Oroüet                                                                                                                               Plan-métaphore : la 3ème roue du carrosse
Vigo + Rozier

Stanley Kubrick

Barry Lyndon -
La musique de Schubert ne transfigure le film que parce que la mise en scène s'arrange d'abord pour la rendre indispensable

indispensable

Un film au ralenti, une boite à musique grandeur nature

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Le film emprunte aux automates musiciens du 18ème siècle.
(début à 1mn 07s)

Til productions – Jean-Luc Muller

L'automate contrefait le vivant, la mise en scène de Kubrick, l'automate.

François Truffaut

La femme d'à côté - Le dernier métro

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Les 400 coups + La femme d'à côté
Baisers volées + Le crime de monsieur Lange
Baisers volés
(Fragonard)

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Chez Truffaut, en dehors de "Jules et Jim" peu de traces d'amitiés masculines...
La chambre verte

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Les deux anglaises et le continent
Direction d'acteur : 
"Ce papier est ta peau, cette encre est mon sang. J'appuie fort pour qu'il entre"
L'écriture, qui reste hors-champ, est pourtant bien présente dans le plan. Par son jeu, l'actrice nous fait voir le papier se gorger d'encre.
Fonction récurrente du gros plan chez Truffaut : solitude, esseulement, isolement du personnage
Musique de Maurice Jaubert : L'Atalante + L'histoire d'Adèle H
Les 400 coups + L'Atalante
La femme d'à côté. 
Une longue séquence qui passe par tous les revirements, comme une figure-mère du film tout entier

 

 

Alfred Hitchcock

La scène de la douche dans Psychose. 
L'absence de blessures la plus sanglante de l'histoire du cinéma

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Le sang s'écoule uniquement par la plaie qu'Hitchcock crée dans l'esprit du spectateur
Quand on l'évoque on dit toujours "la scène de la douche" et non "la scène du meurtre". Comme si la mise en scène d'Hitchcock avait réussi à faire de ces mots de parfaits synonymes, mettant ainsi le spectateur dans la peau du claustrophobe pour qui le mot "ascenseur" rimera toujours avec "crise d'angoisse".
L'eau de la douche fait office de larmes

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Matérialisant ainsi celles qui n'ont pas eu le temps de couler et celles qui ne couleront plus jamais
Man Ray

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 Van Der Weyden

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Dreyer + Godard

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Les oiseaux + Psychose

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Le meilleur moment, c'est dans l'escalier                                                                                   The lodger 1927 / Vertigo 1958 / Psychose 1960 

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La corde.
"Boléro de Ravel" d'Hitchcock

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