Frères Lumière

Que la lumière soit, et les Lumière furent

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L'autochrome Lumière photographie le cinématographe Lumière 
Cinéma du Panthéon 1918

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Cinéma du Panthéon 2009

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François Truffaut

Les 400 coups + La femme d'à côté
Baisers volées + Le crime de monsieur Lange
Baisers volés
(Fragonard)

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Chez Truffaut, en dehors de "Jules et Jim" peu de traces d'amitiés masculines...
La chambre verte

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Les deux anglaises et le continent
Direction d'acteur : 
"Ce papier est ta peau, cette encre est mon sang. J'appuie fort pour qu'il entre"
L'écriture, qui reste hors-champ, est pourtant bien présente dans le plan. Par son jeu, l'actrice nous fait voir le papier se gorger d'encre.
Fonction récurrente du gros plan chez Truffaut : solitude, esseulement, isolement du personnage
Musique de Maurice Jaubert : L'Atalante + L'histoire d'Adèle H
Les 400 coups + L'Atalante
La femme d'à côté. 
Une longue séquence qui passe par tous les revirements, comme une figure-mère du film tout entier

 

Alfred Hitchcock

La scène de la douche dans Psychose. 
L'absence de blessures la plus sanglante de l'histoire du cinéma

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Le sang s'écoule uniquement par la plaie qu'Hitchcock crée dans l'esprit du spectateur
Quand on l'évoque on dit toujours "la scène de la douche" et non "la scène du meurtre". Comme si la mise en scène d'Hitchcock avait réussi à faire de ces mots de parfaits synonymes, mettant ainsi le spectateur dans la peau du claustrophobe pour qui le mot "ascenseur" rimera toujours avec "crise d'angoisse".
L'eau de la douche fait office de larmes

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Matérialisant ainsi celles qui n'ont pas eu le temps de couler et celles qui ne couleront plus jamais
Man Ray

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 Van Der Weyden

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Dreyer + Godard

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Les oiseaux + Psychose

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Le meilleur moment, c'est dans l'escalier                                                                                   The lodger 1927 / Vertigo 1958 / Psychose 1960 

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La corde.
"Boléro de Ravel" d'Hitchcock

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Eric Rohmer

Conte de printemps

Le jeu épidermique de Hugues Quester
Contrairement à l'idée que le cinéma de Rohmer peut donner pour qui le regarde avec distance, il n'y fait pas parler que les mots. Il y a chez lui une attention sourcilleuse à la vie du corps et à sa fonction dans la dramaturgie.
Les femmes qui pleurent
Fragonard

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Rien de plus dissemblable que ces deux images. L'énumération serait sans fin : peinture / photogramme - image fixe / image en mouvement - couleur / noir et blanc - dramatisation de la lumière / austérité des contrastes - théâtralité / sobriété documentaire...
Pourtant ce photogramme de "Ma nuit chez Maud" raconte très bien ce à quoi le spectateur assiste en visionnant la scène complète dont il est tiré et que le tableau de Fragonard rend plus explicite par sa juxtaposition : la violence de sa charge érotique.
Rohmer a ce talent particulier de toujours savoir égrener au cours de son film quelques images emblématiques, images « boites aux trésors », qui ont pour fonction, avec un minimum de moyens et sous des dehors respectables, de renfermer un contenu infiniment plus explosif. Un monde de désirs bouillonnants auquel le spectateur aura accès en un éclair chaque fois qu'il portera les yeux sur elles, que ce soit en imagination, par une représentation photographique ou durant le visionnage, sans avoir pour cela besoin de repenser la scène dans sa totalité.

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Ainsi, on retrouve aisément l'émotion et le sens d'un poème - écouté pour une fois avec distraction - en laissant les rimes sonner à son oreille.

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Pour le spectateur qui, visionnant le film pour la première fois, croise le chemin de ces images "boites aux trésors" elles paraissent aller de soi. Elles sont humbles et ne se détachent pas particulièrement des autres plans prises qu'elles sont dans l'économie générale du récit. Il ne peut pas supposer que leur nature picturale s'imprimera durablement sur sa rétine et pourraient bien lui tenir compagnie pour le restant de ses jours.

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De façon plus picturale, il y a quelque chose qui fait songer au cinéma d'Alfred Hitchcock. Raymond Chandler travaillant un temps sur le scénario de "L'inconnu du Nord-Express" disait de ce dernier avec raison, bien que sur un mode péjoratif : « Il réalise le film dans sa tête avant de savoir quelle en sera vraiment l’histoire. Et, on se trouve en train de justifier les plans qu’il a envie de faire plutôt que de construire le scénario. »
D'un point de vue méthodologique, Rohmer, probablement, finit par obtenir ce qu'Hitchcock commence par imaginer, mais chez l'un comme chez l'autre il y a cette idée d'une image emblématique, résultat d'un récit, que le spectateur est invité à considérer un temps pour elle-même, indépendamment du récit qui l'a engendrée et qui en poursuit malgré tout l'élan.

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Image "empreinte digitale" de La mort aux trousses
 Léonard de Vinci

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Rohmer + Truffaut : Les hommes qui aimaient l'amour l'après-midi
Ma nuit chez Maud : La présence du fond sonore derrière les dialogues, permet aux personnages de Rohmer de ne pas parler en son nom : il ne filme pas qu'eux.

 

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Le rayon vert + Le signe du Lion
Conte d'été
Courir plusieurs lèvres à la fois

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Acteurs

Par le naturel de son jeu, sa musicalité, Romy Schneider a fait de son accent un accent français
Dewaere a réussi cette prouesse de produire un jeu très physique sans s'inspirer de celui des acteurs américains
La cigarette a été inventée dans l'espoir d'être un jour allumée par Lauren Bacall

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"The look" ne semble jamais mieux voir que paupières baissées.
Parmi les actrices hollywoodiennes, nombreuses étaient celles qui savaient sur le bout des lèvres l'art d'exprimer par la nicotine toute la gamme des sentiments féminins. Lauren Bacall, elle, en grattant une allumette contre un frottoir, en l'élevant à hauteur de cigarette connaissait celui d'allier tous les contraires : mystérieuse / limpide - innocente / affranchie - distante / familière - persifleuse / soumise - cloîtrée en elle / prête à vous sauter au cou.
Ce qu'on préfére dans le jeu d'un acteur c'est ce qui nous échappe
Le plaisir du jeu de Jean Yanne c'est la parfaite amoralité avec laquelle il s'approprie ses personnages
On sait ce qu'Anna Karina doit à Jean-Luc Godard, mais a-t-on assez dit tout ce que son cinéma doit à son génie d'actrice ?

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Marilyn, la plus authentique fausseté qui soit

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Acteur jusqu'au bout des ongles, avec Jean-Pierre Léaud un discours de remerciements demeure un grand moment de jeu

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Ingmar Bergman

"Une passion"
L'art de Bergman de faire pénétrer le spectateur dans son film en 3 plans
Pour faire connaissance, spectateur et personnage font chacun la moitié du chemin de chaque côté du toit
LA NUIT DU CHASSEUR  +  FANNY ET ALEXANDRE

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Jean-Luc Godard

Quand le personnage se fait metteur en scène
Un zoom arrière compense l'inertie des amants. La caméra prend ainsi en charge le baiser de cinéma que le réalisateur ne souhaite pas voir interpréter par ses acteurs.
Les deux zooms s'enchaînent

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Alphaville + A bout de souffle


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